Classements internationaux des meilleures universités : l’ambition du Gouvernement est de hisser ses universités dans le top 20

Classements internationaux des meilleures universités : l’ambition du Gouvernement est de hisser ses universités dans le top 20
Adama Diawara, Ministre ivoirien de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, s'exprimant lors de l'atelier (Ph. DR)

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Grand-Bassam (Côte d’Ivoire), 11 février (LP) – L’ambition du Gouvernement est qu’à l’horizon 2030, les universités ivoiriennes figurent, de manière crédible, durable et compétitive, dans les classements régionaux et internationaux, reflétant ainsi le potentiel scientifique réel du pays et renforçant son statut de pôle régional d’excellence académique et scientifique, a déclaré mercredi le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier national sur le Ranking (classement) des universités ivoiriennes à Grand Bassam, ville située à une trentaine de kilomètres au sud d’Abidjan.

« Notre objectif est de faire en sorte que dans tous les classements internationaux de premier plan, tels que Unirank, nous soyons visibles et dans des places de choix. Il faudrait qu’en 2030, nos universités, en tout cas la première université ivoirienne, soit dans le top 20 des classements de référence tels que Unirank. Pour les autres classements, on va améliorer notre rang. », a annoncé M. Diawara, à l’ouverture de l’atelier national sur le Ranking à Grand Bassam.

« En 2025, l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) était 27ème Top University Rank. Cela signifie qu’en 2030, il faut que l’INP-HB, au niveau de ce classement, soit parmi les dix premières institutions d’enseignement supérieur et de recherche en Afrique », a-t-il ajouté.

Participants à l’atelier (Ph. DR)
participants aux travaux (Ph. DR)
Ph. DR

M. Diawara a relevé que l’absence ou la faible représentation des universités ivoiriennes dans les principaux classements universitaires internationaux ne traduit ni un manque de potentiel, ni une absence de compétences, mais plutôt des défis structurels, organisationnels et stratégiques.

« Gouvernance du ranking encore embryonnaire, valorisation insuffisante de la production scientifique, visibilité numérique perfectible, systèmes d’information académique peu intégrés, dispositifs d’assurance qualité encore fragiles, et une coordination nationale encore à renforcer, voire inexistante », a-t-il soutenu.

Selon le Ministre, cet atelier vise à mettre en place « une politique concertée, cohérente qui permettra de positionner nos universités aux niveaux qui devraient être les leurs ».

Aussi, a-t-il indiqué que les classements universitaires internationaux tels que Times Higher Education, QS World University Rankings, Shanghai Ranking ou encore UniRank, s’imposent comme des outils structurants d’évaluation, de visibilité et de crédibilité des systèmes universitaires.

« Les ignorer serait une grave erreur. Les subir serait une faiblesse. Les maîtriser et les transformer en leviers de développement est désormais une nécessité nationale », a-t-il estimé.

Organisé avec l’appui technique du Fonds pour la Science, la Technologie et l’Innovation (FONSTI), cet atelier a été marqué par une conférence inaugurale portant sur le thème « classements universitaires internationaux : enjeux stratégiques pour la compétitivité et le rayonnement des universités ivoiriennes ». Elle a été prononcée par le directeur général de l’INP-HB, Abdoul Kader Diaby.

L’on a noté la présence de représentants des Universités Cheikh Anta Diop du Sénégal, Joseph Ki-Zerbo du Burkina Faso, Kwame Nkrumah university, du Ghana, Afe Babalola du Nigéria, Stellenbosch University d’Afrique du Sud, venus partager leurs expériences en matière de Ranking.

Nka/Evi, avec Cicg

Nadine KACOU