Economie

Tabaski 2018 : les prix des moutons varient à l’abattoir d’Abidjan (REPORTAGE)

Abidjan, 18 août (LP) – A quelques jours de la Tabaski ou l’Aid el Kebir, c’est l’effervescence sur le parc animalier de Port-Bouet, une des communes du district d’Abidjan, où des fidèles musulmans trouvent du bétail à des prix abordables.

Comme chaque fête de la Tabaski, c’est la mobilisation des camions venus du Burkina, Mali, Niger pour décharger leur contenu d’ovin, mis à la disposition des fidèles musulmans en Côte Ivoire.

« Cette année, les moutons ne sont pas au prix élevés chez moi ; cela varie de 80 mille francs CFA à plus. Mais moi, je ne vends pas ceux qui coûtent 1.000.000 », lance Sanogo Ibrahim, un homme d’environ 50 ans, vendeur de bétail dans l’un des plus grands parcs de bétail à Abidjan, aux potentiels acheteurs.

« Les prix des bêtes sont fixés en fonction de leur corpulence et de la prise en compte des intrants », précise-t-il à son client.

Yaya Fofana, la trentaine environ, est aussi commerçant dans le domaine du bétail. Chaque année, la tradition le veut, il met en valeur ses bêtes qu’il a engraissées durant des mois.

Enfin, vient le moment de la récolte pour lui. Il accoste les visiteurs en quête de la « bête » parfaite pour le sacrifice à Allah parmi ces centaines de moutons qui bêlent.

« Depuis quelque jours, nous sommes là, il y a des dépenses, la nourriture du bétail et surtout l’eau qui nous revient chère ; c’est pour cela que moi, je vends mon bétail entre 80 mille et 1.000.000. Car je les engraisse et j’en prends soin », se défend-il, montrant des moutons très géants et costauds avec des cornes à la fois admirables et effrayants.

Pour trouver le mouton du sacrifice, il faut allier verbe et profondeur de bourse.

Les acheteurs se mobilisent pour l’achat tandis que les commerçants de bétails quant à eux se frottent les mains.

oou/bbe

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