Politique

Présidentielle de 2020 : « il ne devrait pas être méconnu » à Ouattara « son droit d’être candidat » si la Constitution le permet (Chambre des rois)

Yamoussoukro (Côte d’Ivoire), 01 août (LP) – La Chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire a souhaité mercredi que les politiques ne méconnaissent pas au Président Alassane Ouattara, dont le 2ème mandat s’achèvera en 2020, d’être candidat si la Constitution le lui permet, dans une déclaration.

« Ne devons-nous pas suggérer à nos hommes politiques d’envisager l’élection présidentielle de 2020 comme ouvrant une période transitoire, en retenant les hypothèses les plus bénéfiques pour le bonheur des Ivoiriens ? », se sont demandé les rois, dans leur déclaration signée par le Président de leur Chambre, Nanan Désiré Tanoé.

« Si la Constitution permet » à M. Ouattara « de se présenter à l’élection présidentielle de 2020 et si la situation politique générale interpelle le Pays, il ne devrait pas lui être méconnu son droit d’être candidat », ont-ils indiqué.

Dans une interview accordée à Jeune Afrique, M. Ouattara, par ailleurs Président d’honneur du Rassemblement des Républicains (RDR, parti au pouvoir) avait déclaré que la Constitution lui donne la possibilité de briguer un 3ème mandat en 2020.

De son côté, à travers son Secrétaire exécutif en Chef, Maurice Kacou Guikahué, et son ex-Porte-parole, Jean-Louis Billon, le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, proche du pouvoir) avait annoncé en mars qu’il « aura son candidat en 2020 ».

Pour les rois ivoiriens, les hommes politiques sont « en train de substituer une prématurée et fratricide lutte pour le fauteuil présidentiel en 2020 au noble idéal de conquête de l’émergence ».

Ainsi, se rappelant les conséquences de la crise militaro-politique qu’a traversée la Côte d’Ivoire de 2002 à 2011, les rois ont « appelé l’attention » des politiques « les risques évidents » qu’ils font « courir injustement » aux populations.

« Nous les invitons à privilégier … le dialogue, la négociation pour que le pays continue de se développer dans la paix et la stabilité », ont poursuivi, avant d’annoncer des rencontres « incessamment » avec « les acteurs politiques ».

Une crise s’est ouverte depuis quelques mois entre les deux principaux alliés notamment le RDR et le PDCI, partis membres du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP, coalition au pouvoir) à 2 ans de la fin du mandat du Président de la République Alassane Ouattara.

Cette crise s’est accentuée avec la mutation du RHDP en Parti Unifié contrairement à la position du PDCI qui a exclu ses cadres qui avaient pris part à son Assemblée générale constitutive.

bbe, avec eko

Voir plus

Article connexe

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close