Politique

Municipales/régionales en Côte d’Ivoire : Pas d’élections, « si nous n’avons pas une nouvelle Cei » (Koua)

Abidjan, 16 septembre (LP) – Le bon déroulement des élections locales ivoiriennes du 13 octobre prochain est conditionné à une « nouvelle Commission électorale indépendante (Cei) », a prévenu samedi le président de la jeunesse du mouvement Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (Eds, opposition), Justin Koua, invitant par conséquent le Président Alassane Ouattara à « se presser d’appeler » la classe politique pour « débattre en profondeur » de sa réforme, lors d’un meeting à Abidjan.

M. Koua a fait cette mise en garde lors d’un meeting au stade d’Anono, un des quartiers de la commune abidjanaise de Cocody auquel a participé une délégation de la jeunesse du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) conduite par Innocent Yao (président de la Jpdci rural), et plusieurs cadres du Front populaire Ivoirien (Fpi, camp Sangaré). Notamment Odette Lorougnon, Sokouri Bohui, Koné Boubacar.

La semaine dernière, de retour à Abidjan après un séjour en Chine où il a effectué une visite d’Etat et pris part au sommet Sino-africain, M. Ouattara avait fait savoir que la réforme de la Cei qu’il a annoncée lors de son adresse à la Nation le 6 aout « concerne l’élection présidentielle de 2020 ».

« Si nous n’avons pas une nouvelle CEI (avant), ce n’est pas évident que nous ayons des élections le 13 octobre (2018) », a déclaré M. Koua, estimant que « la plaisanterie a trop duré ».

« Je lui (Alassane Ouattara) dis de se presser d’appeler le professeur George Ouegnin (président de Eds), Aboudramane Sangaré (proche de l’ancien Président Laurent Gbagbo). Parce que s’il ne se presse pas il sera dépassé par les événements », a poursuivi M. Koua.

Depuis des mois, l’opposition exigeait la réforme de l’institution électorale s’appuyant sur un arrêté pris en novembre 2016 par la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (Cadhp) qui enjoint l’Etat ivoirien de reformer sa loi du 05 juin 2014 relative à l’organisation, la composition, les attributions et le fonctionnement de la Cei.

« Je voudrais réaffirmer, encore une fois, que la composition actuelle de la Cei résulte d’un large consensus de tous les acteurs politiques Ivoiriens de premier plan, après la crise post-électorale. D’ailleurs, ils y sont tous représentés », avait déclaré M. Ouattara, dans son discours à la Nation le 6 août, vielle la célébration de l’indépendance de son pays.

« Cependant, comme le recommande notamment la Cadhp), j’ai instruit le Gouvernement à l’effet de réexaminer la composition de la Cei », avait-il indiqué.

Mot clés
Voir plus

Article connexe

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close