Economie

Côte d’Ivoire : le numéro 1er mondial veut transformer la noix de cajou

Abidjan, 29 mai (LP) – Le Directeur Général du Conseil coton-anacarde (CCA), Adama Coulibaly a annoncé mardi la transformation de la noix de cajou dans les 5 années à venir, par la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial.

Désormais considéré comme « un produit stratégique » par la Côte d’Ivoire, le pays ambitionne transformer la moitié de sa production d’ici à 5 ans afin d’accroître ses revenus et offrir de l’emploi à ses jeunes.

« Nous avons démontré que nous savons produire, maintenant il reste à démontrer que nous savons vendre et que nous savons surtout transformer », a expliqué M. Coulibaly.

Le pays, leader mondial du cacao, représentant 50% de ses recettes d’exploitation, a vu sa récolte de noix de cajou doubler en cinq ans, passant de 380.000 en 2013 à 711.000 tonnes en 2017, soit 22% de la production mondiale.

« La compagne qui doit s’achever d’ici à fin juin prévoit une production de 750.000 tonnes, dont seulement 6% sont transformées localement. Puissance agricole régionale, la Côte d’Ivoire veut investir la tendance. C’est dans la transformation que réside la vraie valeur ajoutée (…) qui peut générer les emplois et donc la Côte d’Ivoire ne peut pas se permettre d’être un pays exportateur (uniquement) de produits bruts », a indiqué M. Coulibaly, ajoutant que son pays a reçu de l’aide de la Banque Mondiale depuis mars.

La Banque Mondiale a annoncé l’octroi d’un milliard de dollars à la Côte d’Ivoire pour son développement, notamment pour l’agriculture, dont 200 millions de dollars pour appuyer des projets de l’anacarde. Fort de ces appuis financiers, le pays prévoir dans cinq ans d’atteindre 50% de la transformation et 80% dans les dix prochaines années.

« Il s’agit des zones industrielles viabilisées, stabilisées et des plateformes totalement aménagées disponibles dès 2019 ajoutant que l’industriel vient avec son plan et s’installe. Il n’aura pas de problèmes fonciers à régler, ni d’électricité ou d’eau » exprimant que cet ambitieux projet montre l’intérêt croissant pour la noix, qui était autrefois une culture marginale avant de devenir une filière soutenue par l’Etat.

cah/bbe

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