Société

Côte d’Ivoire : le Gouvernement juge « illégales » les récentes grèves et rejette les revendications d’ordre financier

Abidjan, 28 novembre (LP) – Le Gouvernement ivoirien a jugé mercredi « illégales » les récentes grèves observées par des agents des secteurs halieutique, de la santé, de l’agriculture et du Ministère de l’Intérieur et rejeté catégoriquement les revendications à caractère financier, face à la presse, après le Conseil des ministres au Palais présidentiel d’Abidjan.

A l’appel de la Coalition du Syndicat national des techniciens d’agronomie de Côte d’Ivoire (Synataci) et du Collectif des fonctionnaires et agents du Ministère des ressources animales et halieutiques (Cofamirah), des agents de ces secteurs d’activités avaient observé une grève du 12 au 14 novembre, réclamant, entre autres, des « indemnités de risques et de sujétion ».

Quelques jours plus tôt, notamment du 5 au 10 du même mois, la Coordination des Syndicats du secteur santé (Coordisanté) avait débrayé pour des revendications d’ordre financier, académique et administratif.

De leur côté, les agents des préfectures et sous-préfectures poursuivent leur grève entamée depuis le 5 novembre, à l’appel du Syndicat national des agents du Ministère de l’Intérieur de Côte d’Ivoire (Synamici), exigeant la satisfaction de leurs revendications financières.

« En dépit de la signature du protocole d’accord portant trêve sociale en date du 17 août 2017, le Gouvernement déplore, à peine un an après, une résurgence des grèves et des menaces de grève », a indiqué M. Touré, face à la presse, à la Présidence de la République à Abidjan.

Selon M. Touré, ces grèves ou préavis de grèves relatifs à « des revendications syndicales à caractère financier dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de l’administration territoriales et des ressources halieutiques » sont « totalement illégaux » au regard de « la loi N°92-571 du 11 septembre 1992 fixant les modalités de la grève dans les services publics et des articles 3 et 5 du protocole d’accord portant trêve sociale signée le 17 août 2017.

En conséquence, M. Touré a annoncé « le rejet catégorique de toutes les revendications à caractère financier pouvant impacter le budget de l’Etat, l’application des dispositions légales et réglementaires et suspension du bénéfice des acquis de la trêve sociale pour tous secteurs dont les syndicats d’agents ne respectent pas leurs engagements.

M. Touré s’est réjoui de ce que le Gouvernement ait respecté ses engagements relatifs au protocole d’accord portant trêve sociale, dont « le paiement du stock des arriérés » et « la bonification indiciaire » avant de rappeler le « déblocage des salaires depuis 2014 » et ainsi que « la décision de payer à cent pour cent les mesures actées qui étaient partiellement payées depuis 2009 ».

« A ce jour toutes les évaluations du processus ont relevé et salué les efforts fournis par le Gouvernement relativement au respect de ses engagements estimés à 200,8 milliards de Fcfa par an. Bien qu’ayant bénéficié de tous ces acquis » de la trêve sociale, « certains syndicalistes entendent remettre en cause les clauses de ladite trêve dans laquelle ils se sont engagés de façon claire et sans ambigüité », a regretté M. Touré.

auk/bbe

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